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Le 14/09/2015

Selon l’audit de PwC sur le secteur sucrier européen, « tous les acteurs ne sont pas prêts au bouleversement annoncé »

Dans la perspective de la fin des quotas sucriers en Europe, le cabinet PwC a réalisé un audit sur le secteur sucrier européen. Le marché mondial du sucre, bien que porté par une tendance de consommation haussière (+ 2 % par an), subit de fortes variations de prix. Ce marché, dont 30 % fait l’objet d’échanges mondiaux, connaît de profondes mutations. Selon PwC, la filière européenne va devoir s’adapter à des prix qui pourraient « rapidement et durablement évoluer autour de 400-450 €/t. Elle devra aussi faire face à la concurrence accrue du sucre de canne, du fait d’une capacité de raffinage en plein essor sur ses marchés de destination, et à celle de l’isoglucose.
PwC constate que la France est actuellement compétitive sur le plan agricole par rapport aux principaux pays producteurs européens tels que l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique, grâce notamment à ses excellents rendements, mais elle a un potentiel d’amélioration de ses coûts fixes. Du côté industriel, le cabinet d’audit considère que les fabricants de sucre européens sont plus fragmentés que les autres acteurs amont (semences, engrais) et aval (traders du sucre, grande distribution, industries agroalimentaires) de la chaine de valeur. En Europe, si les fabricants ont déjà lancé des initiatives pour réaliser des changements, PwC considère que « tous les acteurs ne sont pas prêts au bouleversement qui s’annonce ». Il propose différentes pistes : internationaliser et diversifier leurs activités, améliorer leur performance industrielle en maîtrisant les coûts de fabrication ou encore disposer d’une taille critique pour peser face aux géants du secteur. « En France, les enjeux majeurs semblent entre autres l’optimisation du parc industriel pas toujours utilisé à la hauteur de son potentiel, générant des campagnes plus courtes que chez nos voisins », insiste PWC. Ainsi, si la durée de campagne française passait à 135 jours, cela permettrait un gain de 6 % sur le coût total de fabrication du sucre ce qui permettrait de rester compétitif à 400 €/t. Pour en savoir plus : http://www.pwc.fr/fin-des-quotas-sucriers-en-2017-la-filiere-europeenne-doit-se-transformer-pour-rester-competitive.html


Source: Le Betteravier français