La filière betteravière

Bilan environnemental

Le respect de l'environnement est aujourd'hui intégré dans la gestion des exploitations agricoles.
Les planteurs de betteraves, depuis longtemps déjà, ont pris en compte cette donnée et ont adapté leurs pratiques culturales, notamment en raisonnant les apports des produits nécessaires à leur production sur les sols et les cultures. Cette agriculture raisonnée nous garantit ainsi des produits de qualité et le respect de l'environnement.

Aujourd'hui ils sont attentifs :
• à la pollution des eaux par les nitrates
• à la pollution des eaux par les produits phytosanitaires
• à la pollution par les micropolluants et les métaux lourds
• à la gestion des ressources en eau dans les régions irriguées
• à la propreté des betteraves à la récolte
• à la sécurité des routes au moment du chargement des betteraves.

Produits phytosanitaires : baisse de 50 % des quantités depuis 1983
La culture de la betterave ne peut pas se passer de la lutte contre les insectes, les maladies et les mauvaises herbes. Mais l'utilisation de produits phytosanitaires a fait l'objet de recherches pour atteindre une efficacité maximale tout en maitrisant les doses : les quantités de matières actives utilisées pour la culture de la betterave ont ainsi diminue de 50% depuis 1983.

Fertilisants : baisse de 40% de l’apport d’azote par tonne de betterave produite
La gestion de l'azote fait depuis 20 ans l'objet de recherches pour déterminer les modalités de la valorisation optimale de l'azote par la plante.
Ces travaux ont permis la mise au point de la méthode du bilan prévisionnel de l'azote qui consiste à mesurer Ie reliquat d'azote disponible dans Ie sol à la sortie de l'hiver et à préconiser un apport raisonné pour la betterave.
En conséquence, Ie reliquat d'azote dans Ie sol après la récolte est considérablement réduit.
C'est ainsi que les planteurs de betterave ont réussi à diminuer considérablement leurs apports d'azote.
II y a 20 ans, un planteur de betterave apportait ainsi en moyenne 3,2 kg d'azote par tonne de betteraves produites contre 1,9 kg aujourd'hui, soit 40 % de moins.
Cela représente une baisse de 45 % de l'apport d'azote par tonne de sucre produite.

Irrigation : les planteurs de betteraves ménagent la ressource en eau
Dans certaines régions françaises, l'irrigation est indispensable à l'agriculture pour régulariser Ie rendement et améliorer la qualité de la production. Les planteurs de betteraves concernés par l'irrigation reconnaissent aujourd'hui que l'eau est un bien collectif, en quantité limitée, et qu'il faut donc mettre en place une gestion des volumes.
Dans les régions où les capacités de prélèvement dépassent les possibilités de réapprovisionnement de la nappe phréatique, les planteurs de betteraves posent des compteurs à eau et sont prêts à envisager l'attribution de quotas d'eau par exploitation.



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