
La filière betteravière
Histoire
Voici les grandes dates de l'histoire de la betterave sucrière…
1575 : L'agronome Olivier de Serres remarque la forte teneur en sucre de la betterave, et son jus semblable à un sirop de sucre qu’elle rend en cuisant.
1747 : Le chercheur allemand Andreas Sigismund Margraff présente une thèse consacrée à l’extraction du saccharose présent dans différentes plantes, dont la betterave sucrière. Il démontre que les cristaux sucrés de betterave sont les mêmes que ceux de la canne à sucre.
1796 : A l'instigation du roi Frédéric II, un pharmacien nommé Charles-François Achard construit la première sucrerie à betterave à Kürnen-sur-Oder, en Silésie. Elle traite 70 kilos de betterave par jour selon le procédé de Marggraf.
1806 : Le 21 novembre, Napoléon 1er instaure le blocus continental pour répondre au blocus économique imposé par les armées britanniques sur les ports français. Toutes les marchandises britanniques sont dès lors prohibées sur le sol français, ce qui inclut le sucre de canne provenant des Antilles.
1808 : La route des Antilles étant coupée, le sucre de canne disparaît des boutiques. Parmentier recommande à Napoléon 1er le sucre de raisin pour remplacer celui de canne.
1810 : Benjamin Delessert offre à Napoléon 1er deux pains de sucre de betterave parfaitement cristallisés.
Le ministre de l'Intérieur présente
deux pains de sucre de betterave à l'Empereur.
Gravure de David.
1811 : Le décret du 25 mars impose la mise en culture de 32 000 hectares de betteraves, et 5 millions de francs sont destinés à financer cette opération.
1812 : Napoléon visite la fabrique de sucre de Benjamin Delessert à Passy, et lui remet la Légion d’honneur.
Napoléon remet sa Légion d'honneur à Benjamin Delessert
Image d'Epinal imprimée vers 1880
Le 15 janvier, un nouveau décret établit la création de cinq écoles de chimie pour la fabrication de sucre, et de quatre fabriques impériales.
500 licences sont accordées aux personnes désirant fabriquer du sucre de betterave.
La fabrique de sucre de Benjamin Delessert
Aquarelle, vers 1810
1814 : Chute de l’Empire.
1815 : Le sucre de canne fait son retour en France et les cours du sucre s’effondrent. La plupart des fabriques de sucre disparaissent.
1828 : 89 sucreries produisent 4 400 tonnes de sucre.
1833 : 120 sucreries produisent 7 000 tonnes de sucre.
1837 : La loi du 18 juillet promulgue un impôt de 10 francs par quintal de betterave : de nombreux départements cessent la culture betteravière et des fabriques ferment.
1839 : L'ordonnance du 21 août dégrève les sucres coloniaux et fait disparaître de nombreuses fabriques de sucre de betterave.
"L'enterrement du sucre indigène".
Caricature de Granville parue dans la Mode du 1er octobre 1939
1843 : Lamartine dépose un projet de loi visant à faire disparaître les fabriques de betteraves, tandis qu’Adolphe Thiers prend la défense de la betterave et de son sucre.
1848 : L'abolition de l'esclavage engendre une forte hausse du prix du sucre de canne et une diminution de sa production, au bénéfice des betteraviers, et les sucreries améliorent progressivement leurs rendements grâce à la construction de grosses unités de production.
La France ne compte plus que 308 fabriques de sucre de betterave.
1854 : 1ère distillerie de betteraves à La Manche, dans l’Aube.
1862 : Invention du saccharimètre optique qui permet de travailler plus efficacement sur la sélection des variétés.
1870 : La France produit 300 000 tonnes de betteraves et devient le 1er producteur européen.
Intérieur d'une fabrique de sucre de betterave.
Figuier : Les Merveilles de l'Industrie
1889 : Le sucre de betterave représente 60% de la consommation mondiale.
1899 : Le Syndicat des fabricants de sucre crée un « Laboratoire central » pour effectuer l’analyse des betteraves.
1902 : Le 5 mars, la Convention de Bruxelles établit le 1er accord international sur le sucre.
Chargement d'un train de betteraves.
Carte postale de H. Marel, vers 1910
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Distillerie La Couronne
Cartes postales du début du siècle
1913 : La campagne betteravière 1913-1914 a permis la production de 9 millions de tonnes de sucre.
1914 : Le 3 août, la guerre est déclarée. Les plus importantes régions betteravières se situent dans les zones de combat.
La sucrerie d'Eppeville (Somme) dévastée
1916-1918 : Le sucre est rationné.
1921 : le 3 juin, MM. Aimé Monmirel, Fleurant-Agricola et René courtier fondent la Confédération Générale des planteurs de Betteraves.
Parution du 1er numéro du Journal de la Betterave, qui deviendra Le Betteravier Français en 1952.
1922 : Le 8 avril, les accords de Béziers réservent aux alcools « naturels » la consommation de bouche, tandis que les alcools « industriels » sont achetés et contrôlés par l’Etat qui les revend.
1923 : La loi du 28 février complète le dispositif précédent et crée un « carburant national ». Le régime économique des alcools sera institué par le décret-loi du 30 juillet 1935.
1927 : La Confédération Internationale des Betteraviers Européens est créée.
1928 : Création d’un « Comité mixte d’entente et de conciliation des intérêts betteraviers et sucriers ».
1930 : Record de production de sucre : 1 063 000 tonnes.
1931 : Création de l’Institut International de Recherches Betteravières.
1932 : Création du Groupement interprofessionnel pour la promotion du sucre, appelé aujourd'hui le CEDUS (Centre d'Etudes et de Documentation du Sucre).
1937 : Signature d’un accord international sur le sucre et création du Conseil International du Sucre.
"Pour faire des betteraves en 1940"
Brochure éditée par la Commission interprofessionnelle pour l'amélioration
des procédés mécaniques et techniques de culture de betterave.
1940 : Le sucre est de nouveau rationné.
Carte de rationnement
1944 : Le Journal Officiel du 21 octobre annonce la création de l’Institut Technique de la Betterave industrielle.
1953 : Signature d’un nouvel accord international du sucre.
1958 : Création du marché commun.
1960 : La France produit 2 546 430 tonnes de sucre.
1965 : Jusqu’en 1969, la culture betteravière connaît la révolution de la mécanisation intégrale.
1968 : Le Fonds d’Intervention et de Régulation du marché du Sucre est créé par le décret du 9 juillet.
1969 : le Comité Interprofessionnel des Productions Saccharifères est créé par le décret du 3 avril.
1972 : Découverte de la rhizomanie.
1976 : Année de sécheresse : le rendement des betteraves est catastrophique.
1985 : La loi du 11 juillet met un terme au monopole d’Etat en matière d’alcool.
1989 : 25 pompes à essence proposent du supercarburant éthanolé.
1992 : Le 21 mai, la nouvelle Politique Agricole Commune entre en vigueur.
1997 : En 2 siècles, la production de sucre de betterave est passée de 700 à 10 000 kilos à l’hectare.
1999 : Réforme de la PAC, avec le soutien au développement rural et la fixation d'un cadre financier pour la période 2000-2006. Cette réforme est destinée à préparer l'arrivée de 10 nouveaux membres et à rendre la PAC compatible avec les règles de l'OMC.
2003 : Accords de Luxembourg : pour se mettre en conformité avec les prescriptions de l'OMC, la nouvelle PAC introduit le découplage des aides et entérine la diminution progressive des restitutions à l'exportation.
2005 : Le gouvernement français annonce des objectifs d’incorporation des biocarburants dans les carburants qui devancent une Directive européenne qui préconisait un taux d’incorporation de 5,75% pour 2010.
La France vise 5,75% en 2008, 7% en 2010 et 10% en 2015.
2006 : L'Assemblée nationale approuve le 19 octobre un amendement du gouvernement au projet de budget 2007 pour la mise en place d'un "régime fiscal favorable" pour le "superéthanol E85".
Source principale d'information : "La betterave sucrière française", ITB
| 19/06 | 20/06 | |
|---|---|---|
| Sucre (en €/t) |
244.88 ![]() 245.36 |
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| 25/06 | 04/07 | |
| Pulpe (en €/t) |
188.00 ![]() 190.00 |
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