La filière betteravière

Portrait et culture

La betterave appartient à la famille des chénopodiacées. C’est une plante cultivée pour sa racine charnue utilisée :
- pour la production du sucre (betteraves sucrières)
- comme plante fourragère (betteraves fourragères)
- comme légume dans l'alimentation humaine (betteraves potagères).


Betterave sucrière

Betterave fourragère 

Betteraves potagères


PORTRAIT D'UNE BETTERAVE SUCRIERE

Elle mesure au total environ 50 cm de hauteur.

• Les feuilles sont réparties en bouquet et constituent le laboratoire où se fabrique le sucre grâce à la photosynthèse.
• La racine est le magasin de réserve où s'accumule le sucre élaboré dans le bouquet foliaire.
Elle est rugueuse et de forme conique, blanche ou grise, et mesure 15 à 35 cm de long.
• La région du collet (point d'insertion des feuilles sur la racine) contient du sucre un peu plus difficilement extractible.
• La partie renflée de la racine est la plus riche en sucre.
• La racine est parcourue par deux sillons saccharifères bien accusés, propres à la betterave sucrière.
• Des radicelles latérales s'insèrent sur la racine principale.
• Le pivot s'enfonce profondément dans le sol, jusqu’à 2 m de profondeur.

Composition chimique moyenne de la betterave :
Au moment de la récolte, pour 100 g de betterave, elle est de :
- eau   75
- matière sèche   25
- saccharose   18
- non saccharose  7
- marc 4
- reste 3
- matière non azotée 1,4
- matière azotée 1,6

Source : IIRB 1992 - ITB 2001

CULTURE
La betterave sucrière est une plante bisannuelle, c’est-à-dire que son cycle dure 2 ans :
- La 1ère année a lieu la phase végétative durant laquelle la plante se développe et constitue son stock de sucre dans sa racine.
- La 2ème année a lieu la phase reproductive où la plante se reproduit : elle puise dans ses réserves pour produire une hampe florale qui évolue en fruits et graines.

La culture de la betterave pour le sucre comporte uniquement la phase végétative, laquelle dure environ  200 jours (de mars-avril à octobre) et suit les étapes suivantes :


- En hiver, la terre est préparée
Le planteur de betteraves mesure la quantité d’azote présente dans le sol et l'ajuste.

- Au printemps (début avril) ont lieu les semis, après les gelées de mi-mars à fin avril.
La betterave sucrière exige des terres très riches, bien préparées en profondeur.
Les graines sont déposées avec des semoirs de précision dans le sol à 2 ou 3 cm de profondeur et régulièrement espacées de 45 cm. 
Un binage doit être effectué quelques semaines après les plantations pour supprimer les mauvaises herbes.
La terre est régulièrement aérée pour permettre une bonne pénétration de l'eau.
Assez fragile, la betterave nécessite des traitements contre les maladies.


- A l’automne ont lieu les récoltes
En France, la récolte commence fin septembre et doit être terminée avant les grands froids.
Principale préoccupation du planteur : livrer aux usines une betterave de qualité avec le moins de terre possible. L’arrachage se fait mécaniquement. Une même machine permet d’effectuer ce travail : elle comporte à l’avant une effeuilleuse, et à l’arrière une arracheuse.
Avant le transport, les déterreuses assurent le nettoyage des betteraves.
Les betteraves arrachées perdent très vite de leur teneur en sucre, elles doivent donc être rapidement transportées à l’usine. Pendant les deux ou trois mois de récolte, les sucreries travaillent jour et nuit. 


La betterave est une plante " nettoyante ", qui favorise le rendement en blé l’année suivante.
On dit que " le sol conserve le souvenir de la betterave ".

 


Les conditions indispensables à la culture de la betterave sucrière :
• L’eau : c'est le facteur limitant. Pour obtenir 60 tonnes de racines et 30 tonnes de verts par hectare, il faut 600 mm d'eau par an.
• La lumière : la lumière accroît la teneur en sucre, et les climats peu lumineux correspondent à des richesses en sucre plus faibles.
• La chaleur : la betterave ne germe pas au-dessous de + 5° C. Durant la végétation, 20-25° C est un optimum (régions à étés tempérés - chauds).
• Des sols favorables, comme les limons qui contiennent environ 2 % de matière organique et 15 à 20 % d'argile.
Mais tous les sols (argileux, sableux ou crayeux) peuvent convenir sous certaines conditions.
Le pH doit être voisin de la neutralité : optimum 7 à 7,5. L'acidité du sol (pH < 6,5) est nuisible ; un excès d'alcalinité est moins grave, mais présente certains inconvénients.
• Des engrais (voir page « Bilan environnemental »).



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